Les trois quarts des frontaliers originaires de France ont plus de 40 ans

Parmi les frontaliers qui traversent la frontière française pour se rendre en Rhénanie-Palatinat, les tranches d’âge moyennes et supérieures sont particulièrement bien représentées. En 2019, les trois quarts des navetteurs ont plus de 40 ans. En 2005, leur part n’était que de 63 %. En revanche, le nombre de frontaliers de moins de 30 ans a baissé de 10 % depuis 2009. L’évolution des dernières années fait donc apparaître un vieillissement statistique des frontaliers originaires de France entre 2009 et 2019.

Frontaliers de France par tranche d’âge

Frontaliers originaires de France employés en Rhénanie-Palatinat, par tranche d’âge 2009-2019 (au 30/06), répartition en %

Calculs : IBA·OIE | Source : BA

La majorité des frontaliers français se rendant en Rhénanie-Palatinat sont qualifiés

Les trois quarts des frontaliers français se rendant en Rhénanie-Palatinat ont un diplôme de formation professionnelle ; on notera toutefois que la part des frontaliers titulaires d’un diplôme de fin d’études universitaires représente seulement 9 %. On observe donc que les navetteurs sont surtout des employés qualifiés. Par contre, un frontalier sur dix travaille comme ouvrier peu qualifié sans formation professionnelle. Le fait qu’il existe dans les statistiques officielles une partie de salariés pour lesquels il n’est pas possible d’avoir d’information sur leur niveau de qualification s’explique par les différences structurelles entre les systèmes d’éducation (et de formation) français et allemand, qui, malgré de nombreuses initiatives au niveau franco-allemand ou européen, entraînent des problèmes d’équivalence de diplômes et/ou de classification statistique. Cette catégorie des frontaliers à qualification « inconnue » voit sa part augmenter d’une année sur l’autre depuis 2009. Ainsi, elle représente seulement 3,1 % en 2009 contre 12,4 % en 2019, ce qui a pour conséquence de fausser quelque peu l’analyse lorsque l’on cherche à savoir si le niveau de qualification des frontaliers a augmenté ou non. Quoi qu’il en soit, on observe sur la période 2009-2019 un net recul du nombre de frontaliers non qualifiés, passant de 694 à 428 personnes, et une hausse des diplômés de l’enseignement supérieur (de 327 à 377 personnes).

Les frontaliers de France par niveau de formation

Frontaliers originaires de France employés en Rhénanie-Palatinat, par niveau de formation en 2019 (au 30/06), répartition en %

Calculs : IBA·OIE | Source : BA

 

Une majorité de frontaliers en provenance de France dans l’industrie manufacturière

Rapportée à l’ensemble des salariés soumis à l’assurance sociale obligatoire en Rhénanie-Palatinat, l’industrie manufacturière est à la mi-2019 le secteur qui emploie le plus de personnes (23 %). C’est également le premier secteur employeur chez les frontaliers venant de France, puisque 59 % de tous ces frontaliers travaillaient dans ce domaine en 2019. Le secteur « Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles » représente avec une part de 12 % le deuxième secteur employeur des frontaliers français. En comparaison avec 2018, le nombre de frontaliers travaillant dans l’industrie manufacturière a baissé assez fortement en 2019 (- 74 personnes, soit ‑ 3,0 %, contre ‑ 2,3 % pour l’ensemble des autres branches). L’évolution dans les autres branches concerne des volumes très faibles.