En 2019, la Grande Région comptait environ 250 000 frontaliers salariés (frontaliers entrants). 16 % d’entre eux avaient moins de 30 ans. En 2019, le Grand-Duché de Luxembourg était de loin la destination principale des jeunes frontaliers : près de 84 % d’entre eux y travaillaient.

Carte des flux frontaliers des jeunes (de moins de 30 ans) en Grande Région en 2019

Calculs IBA·OIE | Sources : IGSS ; BA ; INAMI ; INSEE (estimations)

Des 197 000 frontaliers se rendant au Luxembourg en 2019, 33 000 ont moins de 30 ans (17 %) et 400 personnes moins de 20 ans.

Avec un total de 18 600 personnes, les jeunes actifs frontaliers venant de France représentaient 56 % du total des jeunes frontaliers se déplaçant au Grand-Duché. Parmi le nombre total de frontaliers français et belges en direction du Luxembourg, respectivement 18 % entre eux étaient âgés de moins de 30 ans. En revanche, la tranche d’âge des moins de 30 ans représentait seulement 13 % du total des travailleurs frontaliers originaires de l’Allemagne.

Jeunes frontaliers se rendant au Luxembourg en 2019

Jeunes frontaliers (moins de 30 ans) se rendant au Luxembourg par pays d’origine en 2019

Calcul: IBA·OIE | Source : IGSS (Actifs occupés et salariés soumis à l’assurance sociale obligatoire au 31/03/2019)

En tenant compte également, en plus du flux vers le Luxembourg, des jeunes se rendant en Wallonie et dans les composantes allemandes, les jeunes travailleurs venant de France représentaient plus de 63 % du total des travailleurs frontaliers de moins de 30 ans qui ont fait la navette à l’intérieur de la Grande Région en 2019. Au total, 24 723 français de moins de 30 ans travaillent de l’autre côté de la frontière et 410 d’entre eux ont moins de 20 ans.

Force est de constater que la proportion de personnes dans la tranche d’âge des moins de 30 ans par rapport au flux total varie fortement selon la zone cible : près d’un navetteur français sur cinq travaillant au Luxembourg et un sur six en Wallonie était âgé de moins de 30 ans, tandis que moins d’un frontalier sur dix se rendant dans les composantes allemandes appartenait à cette même tranche d’âge. Les jeunes Français vont donc plutôt travailler au Grand-Duché ou en Wallonie. Le marché de l’emploi allemand avec son système de formation en alternance fortement développé paraît moins attrayant pour les jeunes originaires de France.

Jeunes frontaliers originaires de France

Jeunes frontaliers originaires de France par zone cible en 2019

Calcul : IBA·OIE |  Saarland, Rheinland-Pfalz : Bundesagentur für Arbeit (Sozialversicherungspflichtig Beschäftigte zum 30.06.2019) ; Luxembourg : IGSS (Actifs occupés et salariés soumis à l’assurance sociale obligatoire au 31/03/2019) ; Wallonie : INAMI (Actifs ainsi que les travailleurs indépendants au 30/06/2019)